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Sempervivophilia

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Aspects biochimiques > Analyse statique des constituants

Analyse statique des constituants

L'usage médicinal traditionnel des Joubarbes a incité certains biochimistes ou pharmacologues à se consacrer à l'analyse biochimique de leurs constituants, dans le but d'y trouver quelques justifications et explications à leurs vertus supposées.


 Sommaire :

1. Références

2. Constituants minéraux 

3. Constituants organiques

4. Etude enzymatique 

5. Quelques résultats à souligner 


1. Références

N'ayant pas toute la compétence nécessaire pour commenter et interpréter en détail les résultats de ces analyses statiques, je me contenterais d'en retranscrire succinctement quelques résultats en renvoyant le lecteur curieux à l'une de leurs sources (celle-ci concerne le seul Sempervivum tectorum et a surtout l'intérêt d'être en français... ) :

Planche B., Nouvelles études sur les Joubarbes, Le Sempervivum tectorum L., Thèse Doctorat Pharmacie, Université Bordeaux, n°639 (1972).

D'autres résultats assez "pointus" et surtout leur analyse dans un cadre élargi sont disponibles dans :

Stevens J.F., The systematic and evolutionary signifiance of phytochemical variation in the Eurasian Sedoideae and Sempervivoideae, Univ. Groningen (1995).

Bien d'autres indications, dont certaines concernent aussi bien Sempervivum que Jovibarba confirment également la présence d'acide ascorbique, d'acide formique, de tanins (mais pas chez S. heuffelii), de divers flavonoïdes , et surtout d'acide malique libre, de malate de Calcium, et d'acide isocitrique (voir à ce sujet : le CAM).

2. Constituants minéraux 

H2O (feuilles) : 94%

Suc foliaire :

- Chlorures : 0,45 g/l (sous forme NaCl)
- Sulfates : traces
- Phosphates : 10 mg/l (sous forme P2O5)

Cendres :
Totales : 1,5% du poids frais
dont :

- Ca : 32%
- Mg : 9,6%
- Na : 16,5%
- P : 1,2 %

3. Constituants organiques

- Acide formique et formiates : présence
- Acide malique et malates : présence
- Formaldéhyde : présence
- Nicotine : présence

- Acidité totale : 250 mEq/l
- Acidité organique : 100 mEq/l en HCOOH

- Vitamine C : 14,9 mgr / 100 gr de suc foliaire

- Composés organiques volatils : présence

- Leucodelphinidol : présence
- Dérivés flavoniques : présence
- Tanins catéchiques : présence
- Triméthylamine : présence

D'après Stevens J.F. (l.c.), la répartition des flavonoïdes chez Sempervivum s.s. est remarquablement homogène ; elle est comparable chez Jovibarba mais avec des teneurs beaucoup plus faibles. Le composé essentiel et caractéristique du genre Sempervivum parmi les autres Crassulaceae est le kaempferol, donnée ultérieurement confirmée par Abram & Donko (1999) [ in J. Agric. Food Chem. 47(2) ], qui précisent également que les composés phénoliques sont surtout présents dans l'épiderme des feuilles plus que dans le jus extrait de celles-ci (dans un rapport approximatif de 1 à 3).

Les tanins s'accumulent dans des cellules sécrétrices spécialisées du parenchyme foliaire. Il est intéressant de remarquer que ces cellules sont particulièrement abondantes chez S. tectorum  [ Fahn A., Plant Anatomy, ed. 4 (1990) ].

4. Etude enzymatique 

- Pouvoir fibrinolytique : faible.

- Pouvoir protéolytique : faible et douteux.

- Pouvoir muramidasique (Lysosyme) : absent.

5. Quelques résultats à souligner 

- Présence de nicotine.

- Richesse particulière en sels alcalino-terreux.

- Présence de facteurs vitaminiques P (flavones, leucodelphinol).

- Présence d'acide ascorbique (Vitamine C) à un taux élevé pour une plante médio-européenne.

_______

A noter que la présence de nicotine a été démontrée non seulement chez S. tectorum mais aussi chez S. arachnoideumParis R.R. & Frigot P. ; Étude des alcaloïdes de diverses Crassulacées indigènes, caractérisation de la Nicotine chez le Sempervivum arachnoideum L., in C.R. Acad. Sc., 248, 1849-1852 (1959) ], ainsi que dans certaines espèces des genres Sedum et EcheveriaHegnauer R. in Swain T, Comparative Biochemistry, Academic Press, Londres et New York : 216-217 (1966) ]. Peut-être peut-on voir là un élément de plus de la proche parenté entre Sedoideae et Echeverioideae (ce qui était déjà assez évident sans cela... ) et donc aussi avec les Sempervivoideae. On rejoint alors en partie les conceptions de t'Hart qui regroupe une partie de ceux-ci en un ensemble unique : Leucosedum.

 

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