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Exigences d'environnement > Autres facteurs climatiques

Autres facteurs climatiques

Pour le moment, seule l'exposition au sel et la grêle sont abordées ici, mais d'autres cas de figures seraient intéressant à traiter ici, comme par exemple la tolérance des Joubarbes aux climats tropicaux, mais les informations à ce sujet manquent....


 Sommaire :

1. Exposition au sel

1.1. 1. Apports éoliens

1.2. 2. Sols salés

2. La grêle


1. Exposition au sel

Par sel on sous-entend le chlorure de sodium (NaCl), constituant essentiel du sel marin. Sa toxicité à haute dose pour la majorité des plantes est lié à un effet caustique direct des ions Chlore (Cl-) et Sodium (Na+) et surtout à son très fort pouvoir osmotique. Un sol salé humide est paradoxalement desséchant pour une plante qui n'y est pas physiologiquement adaptée (halophyte).

Si les Joubarbes ont bien peu souvent à subir les effets du sel dans leurs sites naturels, il n'en va pas de même en culture en région océanique. Dans ces zones, les Joubarbes auront à affronter le sel sous deux formes :

- Apports par voie aérienne et dépôt sur le feuillage.

- Sols côtiers salés.

1.1. 1. Apports éoliens

On mésestime toujours la profondeur de la bande côtière soumise aux embruns lors des tempêtes d'Ouest : celle-ci peut atteindre plusieurs dizaines de kilomètres, et pour une zone côtière de quelques kilomètres il n'est nul besoin d'atteindre le régime de la tempête pour que les plantes reçoivent régulièrement des dépôts de sel sur leurs feuilles.

On constate que des apports salins éoliens suffisants pour roussir et griller plus ou moins partiellement le feuillage de plantes persistantes très courantes telles que Prunus laurocerasus, Escallonia sp., Viburnus tinus, Rhododendron sp. et cv., etc., laissent intactes les Joubarbes, alors que certaines des plantes citées sont réputées comme résistant bien aux embruns. Il est vrai que les apports sont moindres pour une plante basse que pour un arbuste érigé, mais remarquons que, dans le cas de figure évoqué plus haut, la plupart des graminées prairiales portent elles aussi quelques traces de brûlures salines.

On peut donc en conclure que la résistance au sel du feuillage chez Sempervivum est en général bonne. Cela ne dispense pas des précautions d'usage valable pour toute plante : à savoir ne jamais rentrer sous abri une plante susceptible d'avoir reçu des embruns sans qu'elle ait été préalablement rincée par la pluie ou un bassinage à l'eau courante.

1.2. 2. Sols salés

La tolérance aux sols salés est pour une grande part indépendante de la tolérance aux apports salins éoliens.

Les sols salés ne se rencontrent pas exclusivement en zone littorale. Certaines dépressions sous climat chaud peuvent aussi présenter ce type de sol, du fait d'une retenue des eaux d'écoulement qui s'évaporent sur place.

Ce type de sol ne fait pas partie des milieux naturels des Joubarbes et il est difficile de conclure sur ce sujet vu la rareté de leur culture en de telles conditions. Remarquons seulement que la culture de S. tectorum dans certains jardins côtiers très exposés, dans lesquels bien peu de choses poussent par ailleurs, n'est pas rare, avec parfois même un certain degré de naturalisation. Cette espèce étant particulièrement accommodante, il serait aventureux d'en tirer des conclusions pour les autres membres du genre Sempervivum, mais il faut remarquer qu'en de telles conditions les touffes de S. tectorum sont généralement resplendissantes (avec cependant des floraisons rares).

Ces montagnardes ne craignent donc pas de prendre leurs vacances à la mer !

2. La grêle

La structure succulente des feuilles des Joubarbes fait qu'elles sont facilement abîmées par la grêle, surtout en culture du fait d'un inévitable étiolement relatif qui fait que les rosettes sont un plus ouvertes et les feuilles de structure plus tendre que chez leur homologues in situ.

Les dégâts de la grêle sont surtout esthétiques - un pointillé de cicatrices sur les feuilles - et vite effacés par la croissance ultérieure de nouvelles feuilles. Cependant, les plaies peuvent être une porte d'entrée à diverses pourritures.

 

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