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Sempervivophilia

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Physiologie et culture > Modes de culture

Modes de culture

La mise en culture des sortes naturelles de Sempervivum est généralement aisée, et celle de ses nombreux cultivars l'est encore plus. Cette culture est possible aussi bien en hors-sol qu'en pleine-terre de type rocaille.


 Sommaire :

1. Culture en hors-sol

1.1. Dans quoi ?

1.1.1. Forme du conteneur

1.1.2. Matière du conteneur

1.1.3. Couleur du conteneur

1.2. Sur quoi ?

1.3. Le pour et le contre

2. Culture en "pleine-terre"

2.1. Où et comment ?

2.2. Le pour et le contre


1. Culture en hors-sol

La plupart des Joubarbes sont parfaitement adaptées à une culture en hors-sol. Par culture en hors-sol on entend généralement culture en conteneurs - pots ou en auges - et on oublie souvent que la culture sur les murs ou les toits est elle aussi une culture en hors-sol.

1.1. Dans quoi ?

Dans un récipient de culture. Mais quelle forme et quelle matière doit-on privilégier pour celui-ci ?

1.1.1. Forme du conteneur

Les meilleurs récipients de culture, contrairement à ce qu'on peut lire ici ou là, seront de préférence profonds.

Il ne faut en effet pas se laisser abuser par le port bas et tapissant de ces plantes. Leur système racinaire n'est pas du type fibreux et superficiel, comme l'est celui de leurs cousins les sédums tapissant, par exemple.

Comme on peut le constater en déterrant une plante poussant sans contrainte, les racines des Joubarbes sont fasciculées mais le plus souvent nettement différenciées : de très longues racines principales, relativement peu nombreuses, fusiformes et assez volumineuses, partent de la souche et plongent verticalement loin dans le substrat et ne s'étalent pratiquement pas.

L'expansion latérale de la motte racinaire est faible et est due principalement aux fines radicelles latérales issues des grosses racines verticales et accessoirement à de fines racines issues de la souche.

Cette morphologie racinaire, caractéristique des plantes de fissures, permet à ces plantes, dans leurs stations naturelles, de s'ancrer fermement dans les fentes des rochers ou les sols caillouteux et d'aller à la recherche de l'humidité profonde.

Ce caractère est beaucoup moins net chez Jovibarba, aux racines plus fibreuses (et associées à une souche caudiciforme chez J. heuffelii) que chez Sempervivum sensu stricto.


Le système racinaire de Sempervivum
La disproportion est frappante entre la
taille de la rosette et la profondeur
atteinte par les racines principales.
[en culture / S. tectorum]

On pourra cependant objecter qu'in situ on voit souvent des Joubarbes pousser dans une très mince couche de substrat à même la roche et réussir à s'étendre sur celle-ci (formant ce que l'on nomme une "végétation de dalle"). Cela est parfaitement exact, mais en fait, si l'on y regarde de plus près, on constate généralement que de longues racines partent des rosettes principales et cheminent à l'horizontale jusqu'à une fissure à partir de laquelle s'est originellement développée la touffe, et les rosettes sevrées qui se sont développées dans le seul substrat superficiel de la dalle restent le plus souvent chétives.

C'est donc en général une erreur de choisir comme contenant une terrine basse, même si l'esthétique de celle-ci paraît mieux s'accorder avec le port des Joubarbes. Un récipient de 8-10 cm de profondeur semble un minimum. Il est vrai que celles-ci s'accommoderont sans trop de problèmes de beaucoup moins, voire d'une épaisseur de substrat symbolique, mais leur croissance restera toujours meilleure en récipient profond. On réservera de préférence les terrines trop peu profondes aux seules espèces ou cultivars à rosettes miniatures et à caractère "encroûtant" et aux jovibarbas. Les sortes à grandes rosettes, et particulièrement certains cultivars, nécessiteront un volume et une profondeur de substrat généreuse pour pouvoir développer leur ampleur et exprimer le meilleur d'elles-mêmes.

1.1.2. Matière du conteneur

La question du choix de la matière du récipient de culture se pose peu et importe peu. Elle se pose peu car, en pratique, se sera la plupart du temps du plastique. Elle importe peu car quel que soit le matériau choisi cela sera sans grande conséquence sur la culture de ces plantes.

Les pots de terre cuite ont encore quelques inconditionnels, quelques nostalgiques pourrait-on dire, car l'approvisionnement en ces lourds et encombrants récipients devient de plus en plus difficile... et coûteux.

Le choix du plastique n'en est pas vraiment un car c'est dorénavant le seul matériau facilement disponible. On devrait plutôt dire les plastiques car ils sont de composition diverse et leur résistance aux ultra-violets est très variable, de franchement médiocre à très bonne. Leur souplesse et donc leur caractère plus ou moins cassant, est aussi variable et à prendre en compte.

Hormis le plastique et la terre cuite, les autres matériaux, du fait de leur prix ou de leur encombrement, sont anecdotiques et liés à des choix esthétiques (faïence, pierre naturelle ou reconstituée, etc.)

1.1.3. Couleur du conteneur

Le choix de la couleur du conteneur est souvent négligé et n'est pourtant pas à considérer comme une simple affaire de goût.

En effet, le noir absorbe la chaleur solaire de manière excessive, ce qui est préjudiciable à la culture de la plupart des plantes de montagnes, qui souvent tolèrent mal cet échauffement du substrat. Parmi celles-ci, les Joubarbes ont plutôt bon caractère mais préfèrent quand même nettement avoir les pieds au frais !

On choisira donc un plastique de couleur claire, si on en trouve, car malheureusement le noir est la couleur dominante en matière de poterie horticole standard (et donc bon marché), les autres coloris sont souvent "sur commande" et avec un surcoût pas toujours négligeable. Si on ne dispose que de pots noir, il sera préférable d'ombrer ceux-ci derrière un rebord quelconque ou de les emballer dans du papier aluminium voire de les peindre en blanc, pour limiter l'échauffement du substrat.

1.2. Sur quoi ?

Une Joubarbe non fleurie ne culmine en général pas bien haut au-dessus du sol... Aussi il est préférable, d'un point de vue esthétique autant que préventif du lumbago, de surélever les précieuses potées, donc de les cultiver "sur table".

Pour cela, on pourra utiliser comme support des planches, des anciens panneaux de portes, de vieux volets, etc. posés sur quelques parpaings ou des moellons. On essaiera cependant de concilier le commode et l'esthétique en masquant ce vilain piétement par quelques plantations (pour cela on placera les parpaings un peu en retrait et on plantera quelque chose devant). Mais tout ce qui est à base de bois impose un entretien qui devient vite fastidieux... Aussi l'idéal consiste à utiliser les panneaux minces en béton armé destinés à monter les clôtures (longueur environ 2 m, largeur 25 ou 50 cm ; préférez les plaques de 25 cm car elles sont aisément manipulables par un homme seul et présentent une meilleure modulabilité). Le résultat est net, discret, stable, solide, bon marché, sans entretien, et quasi éternel.

1.3. Le pour et le contre

La croissance :
La croissance des sortes supportant mal l'humidité hivernale sera toujours meilleure en pot. En effet, même si la croissance en pleine terre de ces sortes est objectivement meilleure, le temps qui leur est généralement nécessaire pour récupérer des dégâts des hivers humides annule cet avantage théorique. Pour les sortes ne supportant absolument pas l'humidité hivernale et imposant donc la mise sous abri, la question ne se pose évidemment pas...

Les évasions :
Garder en pot les sortes à floraison très abondante pose problème. Leur pot ne contient rapidement plus que des trognons de rosettes desséchées. Les rosettes latérales vivantes pendent lamentablement autour du récipient ou vont voir dans le pot voisin si la terre y est meilleure...

La trop grande longueur des stolons de certaines sortes est également un facteur limitant important pour la culture en pot. Leurs stolons, tels des coulants de fraisier, s'obstinent à coloniser les pots voisins en délaissant le leur... Ce tempérament baladeur, et colonisateur, nécessite donc une surveillance régulière pour arquer les stolons centrifuges vers leurs récipients originels, dans lesquels il sera parfois nécessaire de les fixer par de petits cavaliers (en fil de fer ou autre) en attendant leur enracinement. Dans ce cas, il est important d'intervenir avant le début de la "lignification" du stolon. Ce terme est quelque peu inapproprié mais parlant, les formations secondaires étant évidemment nulles ou très limitées dans des structures axiales aussi fugaces que les stolons. Cette "lignification" est marquée par la coloration chamois et l'aspect papyracé de l'écorce. Plus tard, la tige du stolon devient très cassante et si elle se rompt et que la rosette-fille est encore trop petite, sa croissance aura du mal à repartir et sera bien moindre que si elle restait alimentée par son stolon encore quelque temps.

La modulabilité :
L'avantage essentiel de la culture hors-sol est de pouvoir mettre facilement et rapidement à l'abri de la pluie ou de la grêle, si besoin, toutes les sortes délicates. Du point de vue du botaniste et/ou du collectionneur, la possibilité de réorganiser rapidement l'ensemble de la collection, de lui appliquer un classement thématique modifiable suivant le but recherché, d'y effectuer certains rapprochements, de modifier facilement les conditions de cultures par le simple déplacement des pots sont des arguments de poids. La culture hors-sol est donc à privilégier pour une collection de clones naturels, a fortiori si elle s'accompagne de préoccupations à connotation scientifique.

L'esthétique :
Une collection de Joubarbes disposée en pots contigus constitue un spectacle intéressant par le camaïeu de ses nuances, variant à l'infini au fil de l'année. La culture en pots permet d'espacer les plantes au fur et à mesure de la croissance et des éventuels rempotages, sans aucune place perdue ni trou disgracieux, ce que ne permet pas la culture en pleine-terre, qui doit préserver des vides suffisants les premières années pour permettre l'expansion future des touffes et éviter leur mélange ou l'étouffement des plus faibles par les plus vigoureuses.

L'hivernage facilité :
Il est possible d'hiverner hors abri les sortes moyennement sensibles à l'humidité par la simple technique du couchage des pots sur le flanc, le fond vers l'ouest. Les plantes font ainsi face à l'est et se trouvent partiellement abritées par leurs propres pots des pluies d'ouest. La protection sera bien meilleure si le pot est surélevé du sol ou du support, ce qui le soustrait aux éventuelles eaux de ruissellement et... aux limaces. Le bricoleur pourra ainsi aller jusqu'à se confectionner de véritables "étagères à Joubarbes (et autres alpines)" pour coucher ses pots de manière superposée, comme sur des rayonnages de bibliothèque. Pour éviter le délicat problème du haubanage en cas de coup de vent, on peut utiliser à cet effet des parpaings comme montants : deux parpaings supportent les deux bouts d'une planche qui supporte deux autres parpaings à ses deux bouts etc. L'idéal est évidemment de disposer ces "étagères" contre un mur exposé à l'Est. On peut également utiliser comme tables de cultures de vieux volets persiennés qui, posés sur quelques parpaings, feront un support au drainage parfait pour y coucher les pots l'automne venu.

L'entretien :
L'inconvénient majeur de la culture hors-sol réside dans la nécessité d'assurer un entretien, sinon assidu, du moins régulier : arrosages, rempotages, apports d'engrais, guidage et maintien des stolons fugueurs dans les pots d'origine, surveillance. Fort heureusement, le caractère succulent et endurant de ces plantes leur permet de parfaitement tolérer oublis et négligences prolongés ou répétés, mais l'oubli ne pourra jamais être aussi total qu'en pleine-terre. Ainsi, il n'est pas exceptionnel, si l'on y prend pas garde, de perdre la totalité d'une potée d'une sorte à grosse rosette par floraison. Cette éventualité est beaucoup plus rare en pleine-terre car, dans ce cas, les rejets sont généralement plus nombreux qu'en pot, et surtout peuvent s'implanter et se développer plus vite et plus facilement pour pérenniser la touffe, alors qu'en pot ils végètent souvent au-dessus du vide...

L'utilisation "horticole" la plus traditionnelle des Joubarbes : la décoration du faîte des toits et des vieux murs.

En fait, le but de cette culture était autrefois tout autant médicinal, voire magique, que décoratif. A voir la densité des plantes ici photographiées, leur mise en place ne remonte pas à hier...
[S. tectorum, Rochefort]

2. Culture en "pleine-terre"

La "pleine-terre" est un terme à considérer plus comme une facilité de langage que pour son sens propre, pour ces plantes qui sont de bien médiocres plantes de plates-bandes.

2.1. Où et comment ?

L'emplacement le plus propice à la culture des Joubarbes consistera en une rocaille bien exposée (SE à SW) et bénéficiant d'une bonne luminosité hivernale, ce dernier point étant important sinon essentiel pour une bonne conservation de ces plantes durant cette période délicate.

Le terme rocaille doit s'entendre dans un sens très large, c'est-à-dire toute structuration non horizontale hébergeant des plantes d'encombrement modéré, associées éventuellement à des éléments minéraux : talus, murets, affleurements, et rocailles proprement dites. Tous les goûts sont dans la nature (hélas ou heureusement, c'est selon... ) mais placer les Joubarbes en plate-bande au milieu d'une pelouse ou alignées en bordure le long d'une allée, comme il arrive encore trop souvent de le voir, n'est sûrement pas la meilleure manière d'utiliser ces plantes sur le plan esthétique, ni la meilleure façon de les voir croître dans de bonnes conditions (hormis pour quelques dures-à-cuire).

Mais dès qu'il est possible de fuir la ligne droite et l'horizontale, le résultat obtenu peut alors être fort plaisant à l'oeil, soit en utilisant des Joubarbes seules, ce qu'il ne faut pas craindre de faire, soit en les associant avec d'autres plantes alpines ou saxicoles pas trop envahissantes (car dans un combat pour le recouvrement les Joubarbes ont souvent le dessous... ). On aura intérêt à les disposer un peu coincées entre les rochers, ce qui reproduira les plus esthétiques de leurs conditions naturelles, et ainsi certaines sortes à petites rosettes et stolons courts pourront réellement se mouler à la pierre.

Utilisation de Joubarbes dans une rocaille.

On cherchera à recréer dans une rocaille des scènes d'aspect naturel, sans pour autant vouloir singer la nature. Ici, entre des moellons de granit sont plantés S. 'BERNSTEIN (en bas à g.), S. arachnoideum (centre g.), Sedum sexangulare (centre d.), S. heuffelii (en bas à d.), S. 'ATROPURPUREUM' (en haut à d.).

Une règle fondamentale pour réaliser une rocaille : ne pas mélanger différentes sortes de pierres ! Une deuxième règle importante est d'utiliser de préférence de la roche locale. Il est vrai que les schistes et surtout les pierres calcaires sont beaucoup plus adaptées par leurs formes et leur structure à la confection de rocailles que des grès ou des granits, mais vous aurez pourtant intérêt à vous en passez si ce n'est pas la roche locale naturelle. D'ailleurs ainsi vous réaliserez de substantielles économies ! Les roches les moins adaptées à la réalisation d'une rocaille sont certainement les divers granits : homogènes sans fil visible, impossibles à fendre et difficiles à recasser, très lourds, aux faces trop lisses et aux tranchants vifs. Au départ votre rocaille paraîtra moins belle avec ce genre de roche qu'avec des roches stratifiées ou excavées. Mais au bout de quelques années, si ce sont les roches locales, elles se seront patinés et encroûtées des mêmes mousses et lichens que tous les rochers et vieux murs du secteur et le résultat sera à la fois plus esthétique et plus naturel qu'avec de coûteuses pierres "exotiques".

Une scène de rocaille au fort contraste.

Les cultivars de Joubarbes se prêtent aisément à la réalisation d'associations très contrastées. Ici entre le vert pomme de S. funckii, le pourpre de S. 'PACKARDIAN', l'argenté de S. arachnoideum, et le rose vif de la floraison de ce dernier. Il ne faut cependant pas abuser des contrastes car le résultat fait très artificiel et on tombe vite dans le criard et le tape-à-l'oeil.

On peut fort bien réaliser une rocaille sans grosses pierres ou avec très peu de celles-ci. De gros graviers non ou grossièrement calibrés (du concassage tout-venant de carrière, des résidus de petit calibre restant de démolitions de vieux bâtiments, etc.) peuvent prendre un bel aspect, évoquant un milieu d'éboulis. Et puis il ne faut pas oublier le bois. De vielles souches, souvent creuses comme du gruyère, auront le même usage que de la meulière, et viendront rompre la monotonie des cailloux, comme le feront de vieilles tiges et racines tortueuses glanées ici ou là.

Les trous d'une vielle souche creuse accueilleront Joubarbes et sedums.

Ici un Sempervivum hybride non identifié dispute sa place avec Sedum cauticolum. Ce Sedum a des tiges annuelles de taille modérée et cohabite bien avec les Joubarbes, mais attention à certains de ses cousins rampants qui les étouffent vite.

 

Bois, pierre et Joubarbes.

Une simple vieille tige de genévrier de montagne, blanchie par les intempéries, peut suffire à évoquer une ambiance alpine (mais la roche manque ici encore de patine), avec S. 'GREEN GABLES' (en haut), un semis de S. erythraeum × (à g.), S. 'JELLY BEAN' (au centre), S. arachnoideum (à d.).

A vos pelles et à vos pioches !

2.2. Le pour et le contre

La croissance :
Celle-ci sera toujours meilleure en pleine-terre et surtout plus harmonieuse, les rosettes-mères ne monopolisant pas l'espace vital au détriment de leurs rejets qui ainsi se développent mieux. Les longues racines de ces plantes peuvent s'insinuer profondément à la recherche de l'humidité. Les vides laissés par les floraisons se combleront plus vite. Le risque de perte totale d'une touffe par floraison massive est minimisé, et quasiment supprimé une fois la touffe bien développée. Tout cela est évidemment faux ou à nuancer si la plante ne supporte pas l'humidité hivernale et disparaît ou si elle en souffre tellement que l'entière saison de croissance lui suffit à peine pour récupérer.

L'hivernage délicat :
Le principal inconvénient de la culture en pleine-terre est la réelle difficulté de faire passer les pluvieux hivers océaniques à certaines sortes supportant mal ces conditions. Les Joubarbes ne redoutent rien plus qu'une hygrométrie élevée et permanente. Pour ces plantes hiver doux = hiver difficile.

On réservera donc aux sortes les plus sensibles les emplacements les plus verticaux et les plus lumineux l'hiver, et en privilégiant l'exposition E-SE. On pourra aussi prévoir quelques pierres judicieusement placées permettant de supporter un parapluie hivernal temporaire quelconque (vieux carreaux, demi-bouteilles plastiques, les vieux châssis de fenêtre ne sont pas bien beaux mais fort adaptés à cet usage, car ils ne s'envolent pas avec le vent et sont gratuits, étant facilement disponibles dans les décharges en formats variés... ). On pourra également disposer à demeure quelques pierres en léger surplomb au-dessus des touffes à protéger, à condition que l'ombrage ainsi créé ne soit pas excessif, cela peut être suffisant dans le cas d'une exposition ESE (les pluies hivernales venant pour l'essentiel du secteur SW-NW).

Organisation et identification :
Un inconvénient plus secondaire de la culture en pleine-terre est la difficulté de réorganiser la collection.

Cependant, un problème à ne pas négliger est celui du mélange des sortes par intrication des stolons ou par des rosettes baladeuses s'enracinant çà et là... Non pas qu'un certain degré d'intrication soit à bannir, bien au contraire (les plantes bien séparées sont plus à leur place dans un Jardin Botanique que dans un jardin d'agrément) mais cette intrication ne doit pas gêner l'identification ultérieure des plantes par un mélange de sortes trop semblables pour être différenciées avec certitude.

Il est donc essentiel de ne pas planter de manière trop contiguë des sortes qui se ressemblent beaucoup. On préférera donc le faire avec une alternance raisonnable des morphologies dans le sens latéral et horizontal. On évitera tout de même de tomber dans la désastreuse esthétique du damier, que ce soit pour les gabarits (une petite, une grosse, une petite, une grosse, etc. ) ou pour les couleurs (une rouge, une verte, une rouge, une... ).

De même, dans le sens vertical et en sol pentu, les lois de la pesanteur étant ce qu'elles sont et immuables, on essaiera d'éviter de planter dans le triangle équilatéral fictif dont chaque touffe forme l'angle supérieur et le pied de pente la base inférieure, toute sorte ressemblant à la touffe de l'angle supérieur. Tout ceci sous peine d'avoir à affronter ultérieurement de grosses difficultés d'identification !

Le problème du salissement, de l'effacement, du vieillissement et de la perte accélérée des étiquettes en pleine terre, comparativement à la culture en pot, est également à prendre en considération (voir Etiquetage).

Désherbage :
Ce problème se pose également pour la culture en pots, mais avec bien moins d'acuité qu'en pleine-terre. Les Joubarbes sont dans l'ensemble des plantes assez difficiles à désherber une fois envahies, mais avec l'avantage que le port compact et serré de leurs touffes, une fois celles-ci bien établies, diminue secondairement la levée des indésirables. La propreté initiale du sol est donc essentielle. Il est en effet à peu près impossible d'extirper ensuite les vivaces tenaces (oseille, liseron, pissenlit, chiendent, renoncule) sans abîmer considérablement les touffes et la meilleure solution est parfois d'arracher, de diviser puis de replanter en sol "propre".

Les "bouleversements telluriques" :
Il est parfois bien difficile de garder en terre les Joubarbes quand les taupes et surtout les petits rongeurs en ont décidés autrement... Pour ces derniers, plus votre rocaille sera garnie de pierres et plus le problème se posera de manière ardue car vos "locataires" s'en serviront comme toit de leurs abris (au sec l'hiver ! ) et votre belle rocaille évoquera de plus en plus une meule de gruyère piquée ça et là de quelques rosettes rachitiques.

 

VOS AJOUTS ET COMMENTAIRES A PROPOS DE CETTE PAGE :


Boutond\'or94 (21/10/2006) :
Bravo et merci. J\'ai appris, que contrairementà ce que l\'on m\'a dit plusieurs fois à
propos des joubarbes, il leur fallait plus de terre et de nourriture que prévu. Superbe
documentation; Encore merci, enfin quelques informations qui mériteraient un peu plus de
diffusion.

emixam 94 (28/02/2007) :
beau site : clair, précis et bien structuré, bravo !

limaléo (10/09/2007) :
Beau site  trés complet .Une question peut etre ridicule ,la joubarbe fait partie des
sempervivum?.merci et a+

(anonyme) (08/09/2008) :
Est-il aisé de cultiver les sempervivum en pot, comme plante d\'appartement?

Leonce (26/08/2009) :
Les informations sont complets mais je voudrais savoir l\'histoire de culture hors
sol.Merci.

moi1410 (30/09/2009) :
Site très bien conçu et vraiment interessant. Encore bravo et merci !

renata 03 (16/04/2011) :
J\'aimerais bien voir une photo de rocaille réussie, dans le but de réussir aussi la
mienne (non accessible à ma tondeuse auto-portée, j\'ai les pierres mais aucun conseils
ni photo pour me guider ! Merci d\'avance.

(anonyme) (03/05/2014) :
en cassant la feuille et en posant la seve sur une verrue cela l\'assèche et la fait assez
rapidement partir. C\'était un magnétiseur qui m\'avait donner le tuyau et ca marche!!! A
bon entendeur...

olivier (08/05/2014) :
tout ce qu\'il faut savoir se trouve ici . une mine de renseignements sur une bien jolie
plante . INCONTOURNABLE !!!!!!!!!

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