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Les causes de difficultés et d'échecs

La culture des Joubarbes ne pose, pour la très grande majorité des sortes, aucun problème particulier, et peut même être considérée comme enfantine, particulièrement si on la compare à celle de nombre de délicates plantes alpines qu'elles côtoient dans leurs milieux naturels.Toutefois, comme toute règle, celle de "l'increvabilité des Joubarbes" admet quelques exceptions et mérite d'être nuancée.


 Sommaire :

1. Les cultivars

2. Les clones naturels


1. Les cultivars

Ils ne posent, en général, que très rarement de réels problèmes de conservation, tout du moins à la belle saison...

Ce bon caractère s'explique essentiellement par le fait que leur sélection a été effectuée, dans la plupart des cas, en conditions de culture de plaine. Les cultivars constitués au départ par la sélection d'authentiques formes naturelles sont minoritaires, et si une éventuelle fragilité se manifeste pour certains, elle tend alors à faire disparaître ceux-ci des cultures ou à restreindre leur diffusion (particulièrement leur diffusion commerciale).

Bien que de culture facile, un nombre non négligeable de cultivars est cependant entaché d'un grave défaut, témoin d'une procédure de sélection horticole "à la va-vite" pour des plantes monocarpiques : une propension excessive à la montée à fleurs alors que leur floraison ne présente généralement que bien peu d'intérêt. Ce défaut peut même parfois aller jusqu'à rendre leur maintien en culture aléatoire, en l'absence de surveillance et de précaution, surtout dans le cas d'une culture en pots. Mais dans ce cas se pose la question de savoir si ce maintien est réellement justifié, à chacun d'y répondre...

Parmi les cultivars les plus sensibles à l'humidité hivernale se trouvent certains cultivars et hybrides de S. arachnoideum ; paradoxalement les clones compacts et à tomentum épais, qui se transforment pourtant en éponge à la moindre pluie, résistent souvent beaucoup mieux que leurs cousins plus dévêtus. Mais si l'on se souvient que pour cette espèce le type naturel §tomentosum est plutôt représenté à basse altitude par rapport au type §arachnoideum (plus petit et moins velu), le paradoxe n'est plus qu'apparent. Cependant, même s'ils s'abîment beaucoup, il est rare que cela aille jusqu'à les perdre totalement.

D'autres cultivars, qui paraissent posséder S. montanum ou, dans une moindre mesure, S. ruthenicum/zelebori dans leur ascendance peuvent également se révéler un peu fragiles durant l'hivernage.

Pour simplifier grossièrement on peut considérer que les cultivars munis d'une pilosité plus ou moins veloutée sur les faces foliaires sont généralement plus sensibles à l'humidité que leurs cousins à feuillage lisse, mais les exceptions à cette règle sont très nombreuses, dans un sens comme dans l'autre.

2. Les clones naturels

Les remarques énoncées ci-dessus concernant les différents morphes de S. arachnoideum et le lien entre pilosité et sensibilité à l'humidité sont également valables pour ses clones naturels. On se souviendra que si les biotopes de §tomentosum à faible altitude sont généralement des milieux très secs l'été, ils n'en restent pas moins soumis de l'automne au printemps à des précipitations pluvieuses ou à des épisodes répétés de fonte partielle des neiges, ce qui n'est pas le cas des stations plus élevées car même si celles-ci peuvent parfois paraître plus fraîches et humides l'été, l'hiver y est totalement sec (précipitations sous formes de neige, absence de fonte de celle-ci, portions de sol sans neige gelé en surface). Cette remarque reste valable pour nombre d'espèces à large amplitude altitudinale dont les formes issues de stations de basse altitude sont en général plus aisées à conserver que celles de hautes altitudes, mais les exceptions à cette règle ne sont pas exceptionnelles.

Certains clones naturels de Sempervivum posent en effet de réels problèmes de croissance, et même de simple survie, en culture. Il faut noter que cette difficulté de culture n'est pas toujours liée de manière nette à telle ou telle espèce, mais plutôt à telle ou telle provenance de telle espèce (cf. la notion d'écotype évoquée par ailleurs) et pour une même provenance les différences entre les divers clones, bien que moins constantes, sont parfois flagrantes.

De plus, la vigueur d'un clone in situ est très mal corrélée avec ce que sera sa vigueur en culture. Un clone vigoureux et prospère dans son milieu naturel peut se révéler chétif et délicat en culture alors que tel autre, semblant sur site de constitution plus médiocre, peut se comporter comme un vrai champignon une fois mis en culture.

Certains individus récalcitrants sont même quasiment incultivables dans des conditions océaniques normales, même avec hivernage en serre et mise à l'abri à chaque période pluvieuse estivale. Leur pénible survie (ne parlons pas de croissance... ) pouvant impliquer à la limite l'usage d'un déshumidificateur électrique d'atmosphère en local clos, et des précautions d'arrosage méticuleuses. Les phytotrons n'étant pas encore d'usage courant chez les amateurs, la tentative de maintien prolongé en culture de ce type d'exemplaires "caractériels" est illusoire... Bien que non exceptionnels ces cas extrêmes restent heureusement très minoritaires. On n'oubliera pas pour ceux-ci la possibilité d'hivernage en local d'habitation chauffé (rebord intérieur de fenêtre par exemple), qui est beaucoup mieux toléré que l'origine montagnarde de ces plantes ne le laisserait supposer, et qui peut temporairement résoudre certains problèmes de conservation si ceux-ci ne se limitent qu'à quelques potées. Le fait que le local soit chauffé est important, non pas que la plante ait besoin de chaleur en hiver, mais parce que le chauffage abaisse l'hygrométrie du local (voir par ailleurs).

On notera que l'éventuelle sensibilité excessive à l'humidité est souvent indépendante de la vigueur de la végétation de l'exemplaire concerné en culture. Certains sont même aussi prompts à pourrir et à disparaître en saison défavorable qu'ils sont prompts à se renouveler à partir des quelques fragments survivants (s'il en reste... ). Il en va ainsi de nombre d'exemplaires d'espèces balkaniques et caucasiennes. Pour d'autres, par contre, la belle saison ne sera jamais assez longue pour récupérer et combler les pertes.

Les causes de ces difficultés ne sont pas à rechercher dans d'éventuels caractères débilitants propres à ces plantes, mais plutôt dans les conditions qui leur sont généralement offertes en culture et qui sont généralement très inadaptées par rapport à celles de leurs biotopes originels. Les conditions de la culture diffèrent en effet fondamentalement de celles des sites naturels par :

- Une amplitude thermique nycthémérale beaucoup plus faible.

- Une irradiation ultraviolette très atténuée.

- Une pluviométrie effective décalée sur l'année : très excessive l'automne et l'hiver.

- Une hygrométrie beaucoup plus élevée.

Ceci en considérant que la culture s'effectue en climat atlantique pur ou atténué et en plaine. Les "heureux bénéficiaires" de climats suffisamment continentaux ou montagnards rencontreront évidemment beaucoup moins de problèmes d'acclimatation. Les autres constateront que malheureusement certains clones n'ont pas la "plasticité" physiologique suffisante pour s'adapter à leurs nouvelles conditions, alors que d'autres clones y parviennent aisément.

 

VOS AJOUTS ET COMMENTAIRES A PROPOS DE CETTE PAGE :


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