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Physiologie et culture > A propos de l'étiquetage

A propos de l'étiquetage

Aussi bien en culture hors-sol qu'en pleine-terre, un étiquetage soigneux et rigoureux est indispensable, particulièrement pour des plantes dont l'identification ex nihilo est aussi difficile que l'est celle des Joubarbes.


 Sommaire :

1. Le contenu de l'étiquette

2. L'étiquette en tant qu'objet

2.1. Le bois

2.2. Le plastique

2.3. Le métal

2.4. L'ardoise

3. L'inscription

3.1. Marqueurs indélébiles

3.2. Peinture

3.3. Crayon à papier

3.4. Etiquettes embossées

3.5. Gravure

4. Où et comment ?


La confection d'une étiquette pose trois problèmes bien distincts qui seront détaillés plus bas :

  • Son support physique.
  • Son contenu.
  • Le moyen d'écrire ce dernier.

1. Le contenu de l'étiquette

L'étiquette accolée à une plante doit se comprendre comme un extrait mobile et abrégée du "livre", c.à.d. d'un document référençant les effectifs de la collection, leurs origines et renseignements divers les concernant, l'"état civil" de votre collection en quelque sorte. Physiquement, ce "livre" pourra être un cahier, une boîte de fiches ou, de plus en plus souvent, un fichier informatique.

Concernant le contenu, c.à.d. l'information qu'apporte l'étiquette, il n'y a qu'une seule chose importante : pouvoir faire le rapprochement sans aucune ambiguïté entre l'étiquette et l'une des références du "livre". Ce rapprochement se fera le plus souvent par un numéro de culture, propre au cultivateur, ou par le numéro de référence (numéro de terrain / "field number") dans le cas des clones naturels en possédant un.

(Le problème des numéros de référence et du référencement des clones naturels est détaillé par ailleurs)

2. L'étiquette en tant qu'objet

Concernant le support physique, le problème n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît. On trouve dans le commerce des étiquettes en bois, en métal, en plastique et parfois en ardoise.

2.1. Le bois

On peut éliminer d'emblée ce matériau traditionnel mais trop peu durable pour des étiquettes à ficher en terre, utilisable uniquement pour les étiquettes à accrocher (et encore...). La partie enterrée ne tient souvent même pas un hiver, pourrit et se brise... Quant à l'inscription, les algues vertes s'incrustent si facilement sur le bois que l'étiquette en devient vite illisible, et les escargots, qui viendront racler ces dites algues, accélèreront encore le processus d'effacement.

Le seul avantage (?) qu'on puisse trouver aux étiquettes en bois, c'est qu'en utilisant un crayon bille et en appuyant fortement, il est facile de les graver et donc de relire l'inscription après son effacement... à condition de retrouver le fragment d'étiquette !

A réserver aux nostalgiques !

2.2. Le plastique

Le plastique peut être le meilleur et le pire des matériau. Comme pour les pots, on devrait dire les plastiques tant leur composition (et leur qualité) peut varier.

En règle générale, il faut éviter toutes les étiquettes rigides ou semi-rigides généralement proposées dans les jardineries. Sous l'effet des ultra-violets, elles deviennent très vite très cassantes.

Des étiquettes en plastique souple de qualité se trouvent facilement chez les marchands de fournitures pour les professionnels de l'horticulture (c'est ce genre de commerce qui, par contre, est dur à trouver...). Certains horticulteurs ou certaines associations d'amateurs effectuent aussi de la revente au détail d'étiquettes de qualité, mais, se fournissant chez les commerçants sus-nommés, ils prennent bien sûr une marge supplémentaire au passage...

2.3. Le métal

Le métal est, à ce jour, le matériau idéal pour des étiquettes de longue durée.

On utilise en pratique des métaux non ferreux : le zinc ou l'aluminium, métaux malléables et peu altérables. Le fer n'est utilisé que pour les grosses étiquettes à panneau, du style Jardin Botanique. On trouve des étiquettes métalliques à accrocher ou à ficher en terre, les premières pouvant facilement être transformées en les secondes.

Le problème est que ces étiquettes sont moins faciles à trouver que les étiquettes plastiques et sont nettement plus chères. Les étiquettes en zinc se ternissent vite, et ne sont donc pas bien belles, mais cet aspect terne les rend très discrètes en pleine-terre. Un autre avantage unique des étiquettes métalliques est que l'on peut facilement les tordre. On peut donc les rabattre sur le sol ou les "mouler" à la forme des pierres de la rocaille pour une discrétion maximale.

2.4. L'ardoise

Ce matériau allie l'esthétique à la durabilité.

Des étiquettes en ardoise sont parfois commercialisées dans les jardineries comme étiquettes "de luxe" à un prix lui aussi "luxueux". En fait ce matériau est gratuit si l'on est un peu bricoleur. Il suffit d'utiliser des ardoises de rebut, faciles à trouver dans les décharges ou auprès des artisans-couvreurs. On les recoupera à la taille désirée avec un outil à couper les carreaux de faïence ou avec une forte cisaille. On peut confectionner des étiquettes à ficher en terre ou des étiquettes sur pied en utilisant du gros fil de fer.

Les deux inconvénients de l'ardoise sont l'impossibilité de confectionner des étiquettes de petites tailles (trop cassantes) et l'impossibilité d'utiliser le crayon à papier (invisible) ni les lettres à frapper pour l'inscription.

3. L'inscription

Quoi utiliser pour écrire sur les étiquettes ? Voilà un sujet qui a fait couler beaucoup d'encre (c'est le cas de le dire...).

3.1. Marqueurs indélébiles

On peut éliminer d'emblée tous ces divers feutres et marqueurs soi-disant "indélébiles spécial étiquettes".

Ces attrape-nigauds n'ont d'utilité que pour les professionnels (car ceux-ci ne gardent pas leurs plantes, ils les vendent !). La lisibilité de l'inscription est parfaite et la résistance aux manipulations est correcte, mais la durée de cette lisibilité dépasse rarement une année. Alors, si on veut refaire toutes ses étiquettes tous les ans, on peut adopter ces feutres...

3.2. Peinture

La peinture "à l'huile" (laque glycérophtalique ou autre) est un excellent moyen de réaliser des inscriptions lisibles et durables. Mis à part le fait que le maniement du pinceau fin n'est pas si évident que cela, le temps nécessaire à l'écriture des étiquettes réserve en pratique cette technique à la réalisation ponctuelle de quelques étiquettes "de luxe", à moins d'ouvrir un scriptorium...

La peinture peut être associée à la gravure en creux. Il n'est pas nécessaire de repasser finement les lettres ainsi gravées. Il suffit de barbouiller grossièrement l'étiquette puis de passer un coup de chiffon, seules les lettres garderont la peinture.

3.3. Crayon à papier

Voilà le plus vieux, le plus classique, le plus simple des moyens d'inscription et toujours l'un des meilleurs ! La mine graphite est parfaitement inaltérable aux rayons U.V. et sa résistance à la pluie est excellente. Seul point faible, sa résistance aux frottements mécaniques est modeste (frottements de feuilles ou de... doigts).

En fait, certains supports "tiennent" le crayon beaucoup mieux que d'autres. La différence est nette entre certains plastiques pourtant d'apparence similaire. L'aluminium et le zinc tiennent beaucoup mieux le crayon une fois qu'ils se sont naturellement ternis.

On peut encore améliorer la longévité des inscriptions au crayon en les vernissant (vernis au pinceau ou vernis en bombe, de qualité "extérieure" ou "marine"), mais on perd ainsi l'un des avantages du crayon qui est la facilité de réutilisation des étiquettes.

3.4. Etiquettes embossées

Les étiquettes adhésives (Dymo®) sont une excellent moyen d'étiquetage, relativement durable et très lisible. Elles se décolorent parfois assez vite (délai variable suivant le coloris, préférez le noir) mais l'embossage garantit la pérennité de leur lecture. On doit évidemment les coller sur une étiquette en plastique de bonne qualité ou en ardoise. La tenue de l'adhésif aux intempéries est excellente.

Leurs principaux inconvénients sont, d'une part, leur prix de revient et, d'autre part, leur encombrement excessif dès que l'on désire inscrire beaucoup de choses sur l'étiquette.

3.5. Gravure

On ne parlera pas ici des luxueuses étiquettes gravées des jardins botaniques mais simplement du fait de marquer en creux les étiquettes.

Les étiquettes métalliques peuvent se graver avec un gros clou ou mieux avec des lettres à frapper. On trouve celles-ci pour un prix très modique dans tous les magasins de bricolage.

Les étiquettes en ardoise peuvent se graver avec un gros clou mais le résultat est médiocre sur ce matériau noble. L'idéal est d'utiliser une mini-meuleuse (outil de modélisme), le résultat est parfait et le devient encore plus si on repasse la gravure à la peinture blanche.

Les étiquettes plastiques peuvent aussi se graver (on l'oublie trop souvent). On gravera au clou (éventuellement chauffé au rouge), voire avec un petit fer à souder (pas trop chaud) ou une mini-meuleuse ou mieux avec des lettres à frapper. Pour utiliser ces dernières, il peut être utile de ramollir légèrement le plastique, dans l'eau bouillante, ou éventuellement de passer les lettres à la flamme (pas trop sinon elles collent au plastique ou le transpercent !).

Les étiquettes gravées "au clou" ne paraissent pas toujours très lisibles. Il suffit alors de les frotter avec un doigt terreux pour qu'elles le deviennent.

4. Où et comment ?

Les étiquettes sont des objets baladeurs, c'est bien connu. Les causes en sont multiples : animaux domestiques, oiseaux, taupes, rongeurs, visiteurs, intempéries, désherbages, etc...

On peut difficilement remédier à ce phénomène mais on peut en diminuer les conséquences. Comment ? Par le double étiquetage systématique de toutes les plantes.

Toute plante en culture doit disposer de deux étiquettes :

  1. Une étiquette aérienne d'identification, soumise à tous les aléas sus-mentionnés.
  2. Une étiquette de sécurité enterrée.

L'étiquette de sécurité devra obligatoirement être gravée. Comme matériau on choisira plutôt le plastique que le métal. En effet, le plastique enterré est protégé des U.V. et est pratiquement éternel. De plus, sa couleur vive le rend plus facile à retrouver qu'une étiquette métallique. L'inscription sur l'étiquette de sécurité se limitera le plus souvent à un simple numéro, qui permettra de réindentifier la plante grâce au "livre". On enterrera cette étiquette au plus près du collet de la plante, voire carrément dans la touffe, et on l'enterrera complètement. Si le moindre bout dépasse, il y aura toujours un jour ou l'autre un oiseau qui tirera dessus...

Attention ! Si vous enterrez secondairement des étiquettes de sécurité, il est utile d'inscrire un repère quelconque sur l'étiquette aérienne correspondante. Sinon, vous serez très vite incapable de savoir quelles sont les plantes qui ont bénéficié du double étiquetage et quelles sont celles qui restent à étiqueter !

Les Joubarbes sont des plantes auxquelles il est difficile et incertain de remettre les bonnes étiquettes en cas de pagaille. Plus que toute autre elles doivent bénéficier du double étiquetage, mais ce principe doit être élargi à toute plante en culture, sans exclusive. Cela ne vous paraîtra inutile et fastidieux que jusqu'au jour ou vous en mordrez les doigts...

 

VOS AJOUTS ET COMMENTAIRES A PROPOS DE CETTE PAGE :


ritz (27/06/2008) :
J\'utilise des rectangles découpés dans des feuilles d\'aluminium coloré (revêtement de
construction) que je grave avec une dremel à pointe ronde (écriture à la main dont
l\'effet se distingue bien sur la couleur du matériau). Il faut faire attention en
gravant car on pourrait se blesser mais le résultat en vaut la peine. Je perce et insère
l\'étiquette sur une broche galvanisée dont j\'ai twisté en double l\'extrémité avec une
pince. Durée illimitée ou presque...

crorkz (05/08/2014) :
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sjkDSrfIQSyaiFs (31/12/2015) :
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