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Sempervivophilia

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Origine des plantes en culture > Se procurer des Joubarbes

Où et Comment se procurer des Joubarbes ?

Tout amateur de ce genre n'ayant pas forcément la chance de résider à proximité de zones montagneuses propices, il lui faudra nécessairement mettre quelques plantes en culture s'il désire les observer tout au long de l'année autrement que dans les livres... Voyons donc comment il pourra se procurer l'objet de son intérêt.


 Sommaire :

1. Choix commercial

1.1. Jardineries

1.2. Horticulteurs-Producteurs

1.3. Horticulteurs spécialisés

2. Dons et Echanges entre amateurs

3. Institutions

4. Prélèvement sur les sites naturels


1. Choix commercial

1.1. Jardineries

Celles-ci proposent souvent parmi les godets de plantes vivaces quelques Joubarbes à la vente. Ce sont le plus souvent quelques cultivars de S. arachnoideum ou S. tectorum, ou des d'hybrides probables de ceux-ci, et en général pas parmi les plus intéressants, quand ils ne sont pas dénués de tout intérêt.

Les plantes sont souvent très étiolées et leur étiquetage, quand il existe, relève généralement de la plus haute fantaisie... La mode actuelle est aux "chromos", ces étiquettes en plastique illustrée d'une aguichante photo couleur, que l'on fiche un peu au hasard dans les godets des plantes. Ces épouvantables appendices multicolores sont certainement le coup le plus dur qui ait été porté à la qualité de l'identification des plantes dans le commerce depuis l'apparition des jardineries et de la grande distribution : l'identification des plantes y est maintenant liée à l'éventail des chromos disponibles ! Et donc au bon vouloir et à l'imagination parfois un peu débridée de ceux qui les impriment, et surtout à la vue basse et au sens aigu de l'assimilation de ceux qui les utilisent...

Une cause probable du piètre intérêt des Joubarbes offertes par la grande distribution, est sans doute qu'une proportion non négligeable de celles-ci est issue d'une production de masse par voie de semis ! Cela peut paraître étonnant à l'échelle du particulier, mais ne l'est plus à l'échelle du producteur semi-industriel qui n'y voit que des avantages : rendement élevé, absence d'entretien de pieds-mères, économie relative de main-d'oeuvre, rationalisation de l'occupation des surfaces, homogénéité du stade des cultures. En effet les fournisseurs spécialisés de semence en gros pour les professionnels (Colegrave par exemple, qui fournit une part importante des producteurs de plants horticoles) inscrivent les sempervivums "en mélange" (!!!) à leur catalogue, sans autre indication sur la nature des porte-graines utilisés. Plus la "rationalisation" des productions florales progresse et plus la tendance à multiplier un maximum de plantes vivaces par voie de semis plutôt que par voie végétative s'accentue, les Joubarbes semblent malheureusement ne pas devoir échapper à cette règle...

1.2. Horticulteurs-Producteurs

Si les fournisseurs de la grande distribution sont devenus des industriels du végétal, raisonnant plus en étude de marché et en coût de production qu'en termes de botanique, les horticulteurs distribuant eux-mêmes leur propre production ont généralement gardé des structures plus humaines (ou plus "végétales").

Les véritables horticulteurs ayant axé leur production sur les plantes vivaces et/ou de rocaille proposent souvent un éventail assez étendu de Joubarbes, mêlant espèces naturelles et cultivars. Chez ces producteurs, en général seule la multiplication végétative est utilisée, mais comme une plante dont l'origine ou l'identification reste inconnue ou incertaine se vend plus difficilement, leurs listes ronflantes contiennent malheureusement trop souvent des dénominations écorchées, incorrectes ou... imaginaires. Quand la plante initiale leur a été fournie avec une "identification" celle-ci est ensuite conservée telle quelle sans le moindre esprit critique. Même si certains de ces horticulteurs clament bien haut leur attachement à l'identification rigoureuse de leurs plantes, l'expérience montre que ce n'est la plupart du temps qu'une image de façade, un argument commercial comme un autre, et qu'ils n'en ont finalement rien à f...

On ne peut trop pas leur en vouloir car la botanique est une chose, et la gestion d'une entreprise en est une autre. Cependant tout cela démontre un réel mépris du "consommateur" et un bien piètre intérêt pour ce qu'ils lui vendent (cher).

1.3. Horticulteurs spécialisés

Trouver un horticulteur-producteur sérieux ayant axé l'essentiel ou du moins une part importante de son activité sur les Joubarbes est bien sûr plus facile en passant la Manche...

L'abondance et la variété des producteurs en Grande-Bretagne sont liés à une certaine "religion" du jardinage en ce pays, mais pas uniquement. En fait, cela tient tout autant à la grande fréquence des pépiniéristes-producteurs "à temps partiel" ("part time nurseries"). Bien souvent de simples amateurs au départ, ces "nurserymen" cumulent une production horticole commerciale (au grand jour, donc apparemment légale et déclarée) avec une autre activité professionnelle plus lucrative... ou leur retraite. Essayez donc de faire la même chose en France, le fisc et l'Urssaf vous en dissuaderont vite...

Outre-Manche, on aura donc le bonheur de trouver un choix conséquent, un étiquetage relativement consciencieux et surtout sujet à d'éventuelles mises à jour et corrections si nécessaires, bref un réel intérêt pour les plantes proposées à la vente, même si le contexte commercial vient souvent tempérer ce tableau idyllique.

Pour couronner le tout, les tarifs d'achats par correspondance à l'étranger sont paradoxalement beaucoup plus raisonnables qu'en France, même en incluant les éventuels frais de port et de change. A la décharge des producteurs français, on notera qu'ils sont beaucoup plus écrasés par les taxes que nombre de leurs confrères européens. A noter que le Certificat Phytosanitaire n'est dorénavant plus exigé pour le transit des exemplaires de Sempervivum dans l'Union Européenne (même avec la Grande-Bretagne... ), les formalités et surtout les coûts et durée de port s'en trouvent donc allégés.

2. Dons et Echanges entre amateurs

La facilité de distribution autour de soi de rejets de Joubarbe permet de faire des heureux à peu de frais. Cette facilité fait que les dons et échanges sont la voie majeure pour ce procurer ces plantes, la voie commerciale restant, sinon marginale, du moins secondaire.

A peu près tous les amateurs et mordus de plantes de rocaille hébergent au moins quelques exemplaires de Sempervivum, d'origine diverse : commerciale, collecte personnelle, échange ou don de relations. Malheureusement, de jardins en jardins, au fil des retranscriptions, les mentions d'origine et les dénominations se perdent ou "évoluent" quelque peu et deviennent de plus en plus floues et incertaines...

Des échanges peuvent aussi s'effectuer avec certains horticulteurs-producteurs qui ne dédaignent pas enrichir ainsi leur collection de quelques plantes intéressantes (on ne risque rien à leur demander si cela les intéresse).

Ce type d'échanges conviviaux peut aisément se pratiquer à distance, car les rosettes de Joubarbes voyagent fort bien par la Poste : à racines nues ou sans racines, emballées dans du papier journal, après un certain dessèchement (pour limiter l'étiolement lié à la poursuite de la croissance dans l'emballage, inévitable si les rosettes sont trop turgescentes). La seule chose qu'elles craignent c'est l'écrasement, et encore...

On n'oubliera pas à ce sujet le vieux principe de jardinier qui édicte que...

"Pour ne pas perdre une plante il n'est rien de plus efficace que de la distribuer largement autour de soi... "

On pourrait seulement y ajouter...

"... et d'offrir son étiquette avec"

3. Institutions

Les divers jardins botaniques, jardins alpins, conservatoires botaniques, etc. peuvent receler quelques trésors plus ou moins méconnus. Paradoxalement l'identification et l'étiquetage n'y sont pas toujours du niveau que l'on serait en droit d'espérer en ces lieux jouissant parfois d'une certaine notoriété, voire d'un certain prestige. Cependant l'origine voire l'historique des clones en culture y sont généralement bien répertoriés.

Le but de ces institutions n'est bien sûr pas la fourniture de plantes au public, mais le don (ou l'échange) d'un rejet est rarement refusé à un amateur motivé si celui-ci le sollicite, tout du moins dans les institutions publiques, le seul problème étant de trouver la bonne personne à qui s'adresser ! Dans un jardin botanique privé, c'est une tout autre affaire...

4. Prélèvement sur les sites naturels

Il est la suite (logique ?) de la recherche de ces plantes sur le terrain. Ce sujet aux implications nombreuses et complexes est donc traité à part.

 

VOS AJOUTS ET COMMENTAIRES A PROPOS DE CETTE PAGE :


bamboujl (10/10/2008) :
C\'est vraiment intéressant ce site. On apprend des tas de choses et en plus y\'a de
l\'humour. Merci beucoup.

luc17 (26/06/2010) :
un site sur les joubarbes qui explique deux ou trois petites choses, voilà qui est bien .
Manque peut-être un peu de photo, un album photo serait bienvenu, peut-être à venir ?

crorkz (05/08/2014) :
muXabi I loved your article.

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