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Avant-ProposCe site est entièrement dédié aux Joubarbes, des plantes dont l'allure modeste n'empêcha pourtant point qu'elles furent, il y a bien longtemps, dédiées au Dieu des Dieux.
1. Buts 2. Objet 3. Méthodologie 5. Ouvrages et articles compulsés 5.1. Remarques sur la littérature consacrée au genre
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En 1924, paraissait sous la plume du célèbre botaniste-jardinier genevois Henry Correvon (1854-1939) "Les Joubarbes". Cet ouvrage se voulait lui-même la continuation d'un précédent travail de John Gilbert Baker (Synopsis of Hardy Sempervivums, suite d'articles in Gardeners' Chronicle, 1879). "Les Joubarbes" de Correvon constitue le seul document monographique de quelque ampleur (134 pp.) traitant du genre Sempervivum en langue française, et... restait encore à ce jour le plus récent en cette langue ! |
![]() Henry Correvon (1854-1939) |
Le travail de cet illustre auteur ainsi qu'un fascicule monographique auto-édité en 1991 par Howard Wills, un amateur passionné anglais constitueront le déclic d'un intérêt qui ira croissant !
Quand on réside à la pointe de Bretagne, comment s'intéresser et mieux connaître un genre dont les plus proches représentants sont distants de plusieurs centaines de kilomètres ?... et le "gros de la troupe" de plusieurs milliers ! Le problème n'est pas simple. Quelques contacts avec d'autres personnes partageant le même intérêt ont bien sûr été utiles, tout comme la mise à profit de courtes vacances pour observer ces plantes dans leur milieu naturel, au prix parfois de quelques difficultés familiales quant au choix des itinéraires...
Les Joubarbes sont des plantes tellement variables qu'il est difficile de les étudier sans observations de terrains ET mise en culture parallèle. De ce fait, il a bien fallu entretenir (le mot est excessif) une petite collection de formes naturelles, mais préférant nettement accumuler de la connaissance que des pots de fleurs, cela est un peu du passé.
Alors, un oeil sur le terrain, l'autre sur les plantes en culture, le nez dans les livres et les mains sur le clavier, voilà le résultat : ce document sous forme de site Web. Loin encore d'être achevé, on peut cependant espérer qu'il apportera en l'état quelques informations intéressantes au lecteur et que l'intérêt pour ces plantes sera communicatif.
Dans certaines parties de ce document, les Joubarbes sont parfois le point de départ à quelques digressions sur des sujets d'ordre plus général (voire frisant le hors-sujet... ), et qui pourraient donc tout aussi bien s'appliquer à l'étude d'autres plantes, quand ils ne s'évadent pas carrément du strict domaine du végétal. Pour traiter d'une plante, ou de tout autre organisme vivant, il est en effet souvent plus rationnel et précis d'aborder certaines généralités (de botanique, biologie, physiologie, etc.) et de les illustrer par le cas particulier traité, plutôt que d'analyser celui-ci d'emblée et isolément pour n'en faire la synthèse que secondairement avec les lois générales. De plus, ce point de vue rend le texte moins indigeste à qui n'est pas au départ particulièrement passionné par le sujet étroit des Joubarbes...
4. Imperfections et lacunes
Certaines
parties de ce document sont encore superficielles, partielles et incomplètes,
voire recelant quelques erreurs et incohérences. Elles sont encore "en
chantier" pourraient-on dire, car la rédaction et la mise en place
de tout cela prend un temps considérable et le temps est une denrée
rare... Cependant, mieux vaut un document partiellement inachevé mais
disponible et consultable qu'un travail monumental constamment remis aux calendes
grecques !
Rédigé par un amateur un peu isolé dans
son coin, le texte s'écarte sans doute quelquefois (trop souvent au gré
de certains puristes) de la rédaction rigoureuse et austère (sinon
creuse et ronflante... ) et de l'idée que l'on se fait d'un document
à prétention scientifique pure et dure. De même, les inconditionnels
des guides de jardinage n'y trouveront peut-être qu'ennui et tarabiscotage
inutile. Il est en effet toujours difficile de suivre sans zigzaguer la voie
médiane, qui ne prend le lecteur ni pour un demeuré tout juste
bon à feuilleter un livre d'images, ni pour un initié pour lequel
toute clarté représente une injure à son savoir, ou pire,
pour un demeuré auquel il faut en mettre plein la vue... Il faut donc
essayer de viser au milieu, tout réside alors dans sa capacité
à viser juste...
La rareté et la piètre qualité des illustrations
est plus une contrainte qu'un choix. Des images nombreuses et de qualité
acceptable prennent une place considérable sur la place toujours limitée
des serveurs. Quant aux dessins au trait, leur exécution demande un temps
et surtout un talent que tout le monde n'a pas...
A
ces imperfections de forme s'ajoute une imperfection sur le fond : les
connaissances livresques et les observations issues de la culture peuvent compléter
utilement les connaissances de terrain, mais elles ne pourront jamais les remplacer.
Or, pour des raisons d'éloignement géographique, de temps disponible,
et de... budget, celles de l'auteur sont encore à ce jour nulles pour
toute la partie orientale de la vaste aire de répartition de Sempervivum,
et se limitent à en rêver en feuilletant les cartes et les atlas.
De plus, toute la littérature consacrée au genre n'a malheureusement
pu être consultée, bien loin s'en faut, et celle consultée
n'a pas toujours pu être bien comprise... pour des raisons de langues.
5. Ouvrages et articles compulsésVoir le fichier de Bibliographie à télécharger : les références des publications utilisées et consultées dans le cadre de la réalisation de ce document y sont indiquées par un point d'exclamation " ! "
5.1. Remarques sur la littérature consacrée au genreSi les documents relatifs aux Joubarbes paraissent plutôt abondants (cf. bibliographie), ils sont aussi dans leur immense majorité assez anciens et souvent fort succincts. Ils n'adoptent pratiquement jamais la forme de monographie, à quelques rares (et anciennes) exceptions près. La documentation existante est donc essentiellement basée sur les diverses flores et catalogues floristiques de portions de leur aire de répartition, ainsi que sur des articles ponctuels de périodiques, qui ne contiennent souvent que de simples citations ou des relevés floristiques.
On ne peut que constater et déplorer la grande confusion qui règne dans la littérature, surtout un peu ancienne, à propos de ce genre et de sa nomenclature, malgré un nombre d'espèce relativement limité. Les approximations, les identifications "aléatoires", les publications de néo-taxons bâclées ou fantaisistes, les nomina nuda, les mauvaises interprétations de documents antérieurs abondent pour ce genre. Bref, c'est un sac de noeuds à côté duquel le noeud gordien fait figure de lacet de chaussure...
Les données de certains ouvrages utilisant souvent, en tout ou partie, celles d'autres travaux non encore consultés à cette date, les carences apparentes des bases de ce document s'en trouvent ainsi minimisées. Cependant, on ne peut, à ce sujet, que déplorer la double pratique, qui préside à beaucoup d'autres domaines, scientifiques ou autres, du "pompage" à outrance, ce qui est nécessaire et légitime, mais en "oubliant" souvent de citer ses sources, ce qui est une tromperie frisant la malhonnêteté vis-à-vis du lecteur-utilisateur, croyant consulter des données originales et vérifiées. C'est ainsi que beaucoup d'inexactitudes, d'affirmations douteuses, voire de grossières âneries deviennent paroles d'Évangile car multipliées à l'infini. Bien qu'à mon tour je n'ai ici fait qu'utiliser la première technique, j'ai néanmoins essayé d'éviter de trop abuser de la seconde ...
Se permettre ainsi de critiquer les erreurs, approximations, et ambiguïtés de travaux et de conceptions émanant parfois de noms connus et parfois prestigieux du microcosme de la Botanique, peut apparaître comme une singulière vanité de la part d'un "amateur". Il n'en est rien, car ce qu'on admet aisément et avec une bienveillante indulgence de la part d'un amateur, on ne peut le tolérer venant de "professionnels" se voulant souvent des références en leur matière. Là réside tout le confort du statut de l'amateur : celui-ci est fondé à critiquer chez le professionnel les mêmes défauts pour lesquels il est fondé à solliciter l'indulgence pour lui-même.

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