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Sempervivophilia

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Problèmes > Faux problèmes

Faux problèmes

Quelques problèmes qui n'en sont pas...


 Sommaire :

1. Insectes locataires

1.1. L'abeille coupe-feuille

1.2. Les guêpes fouisseuses

2. Les mousses


1. Insectes locataires

"Malheur, j'ai des bestioles dans mes joubarbes !!!"

Pas de panique ! Si certains insectes peuvent poser des problèmes sanitaires sérieux aux Joubarbes en culture (cf.), d'autres, par contre, ne sont que d'inoffensifs, sympathiques et intéressants locataires.

1.1. L'abeille coupe-feuille

Par Cornelis Versteeg.
(traduction du texte original en Anglais)

A propos d'une intéressante abeille.

Durant les nombreuses années que j'ai passées à cultiver des Joubarbes, j'ai parfois eu d'étranges visiteurs dans mon jardin.

Ainsi, plusieurs années durant, j'ai reçu la visite d'une abeille. Je ne pense pas qu'il s'agissait chaque année de la même mais sans aucun doute de ses descendantes. Après quelques recherches dans les livres et sur Internet, j'ai trouvé de quelle abeille il s'agissait. Mon identification n'est peut-être pas totalement correcte aux yeux des spécialistes en hyménoptères mais elle me satisfait.

L'abeille qui, cet été, me rendait visite, à moi et à mes Joubarbes est une Megachile, l'abeille coupe-feuille. Il s'agit d'une abeille solitaire, dont il existe plusieurs espèces, et l'une d'elle a trouvé les pots de mes Joubarbes suffisamment à son goût pour y établir les gîtes de sa progéniture.

L'abeille coupe-feuille à l'entrée de son nid

 

 

Le compost bien drainé des pots de Sempervivum est particulièrement attractif pour Megachile, l'abeille coupe-feuille.

 

 

L'immobilité de l'insecte n'est qu'une impression, cet instant de l'entrée au nid est très fugace et difficile à fixer sur la pellicule...

 

 

[Photos C. Versteeg]

Sur le dessin, on peut voir les galeries que l'abeille a creusées dans un de mes pots de Joubarbes. C'est un pot de S. arachnoideum qui fut choisi initialement. Plus tard, j'ai aussi trouvé un pot de Jovibarba hirta avec un locataire identique. Elles semblent beaucoup apprécier mes pots de Joubarbes. Que le sol de ceux-ci soit tout aussi propice à accueillir des abeilles que des Joubarbes, je n'aurais jamais imaginé une telle possibilité !

Après une première phase d'observation, je décidai d'essayer de prendre des photos de ce qui se passait. Cela n'a pas été très simple pour un photographe non-professionnel comme moi, mais à la fin j'ai été relativement satisfait du résultat. En effet, cette abeille est très rapide et ayant que vous ayez appuyé sur le déclencheur, elle est déjà partie...

Que fait l'abeille après avoir creusé ses galeries ? Elle vole jusqu'à un arbuste ou une plante favorable et en coupe des feuilles puis revient vers son pot. Elle pénètre dans la galerie avec les morceaux de feuille et après plusieurs allers et retours elle confectionne sous terre un rouleau de feuilles dans lequel elle dépose un oeuf et ainsi de suite... Cette abeille déploie une activité impressionnante !

Rouleaux de feuilles dans un pot de Sempervivum

Les rouleaux confectionnés par Megachile sont munis d'un couvercle, également en feuille, parfaitement ajusté.

Ces rouleaux sont l'équivalent des alvéoles operculés de nos abeilles domestiques.

 

Un rouleau démonté. On peut admirer la précision de l'ajustement avec un fond en hémisphère.

 

 

[Photos C. Versteeg]

1.2. Les guêpes fouisseuses

Il vous sera parfois possible d'observer d'élégants hyménoptères de la famille des Sphecidae qui établiront leurs nids parmi vos Joubarbes. Ce sont des représentantes des genres Ammophila et Podalonia. Ces "guêpes" ne ressemblent que d'assez loin à la guêpe commune, leur corps est très svelte et allongé, elles portent une robe noire avec une ceinture orange et l'expression "taille de guêpe" leur convient à merveille, leur abdomen étant relié au thorax par un long et fin segment.

Ces guêpes fouisseuses sont des solitaires. Les adultes se nourrissent surtout de nectar mais sont prédatrices pour nourrir leurs larves qui sont carnassières. Elles ne causeront donc aucun dommage ni aux rosettes ni aux racines de vos Joubarbes. Si vous cultivez vos Joubarbes dans une rocaille bien exposée et au sol léger, vous pourrez avoir leur visite. En cas de culture en pot, c'est possible mais plus rare.

Le spectacle est fascinant. Un jour sans doute, vous trouverez un de ces beaux insectes en train de tirer une chenille souvent 3 ou 4 fois plus grosse que lui, sur une distance qui peut être longue. La chenille est vivante mais a été paralysée auparavant par une piqûre de la guêpe. La guêpe la hale jusqu'à un trou qu'elle a préparé dans le sol. Elle la dépose alors à côté et reprend ses terrassements avec vigueur. Ensuite elle s'introduit dans la galerie avec la chenille. Elle en ressort quelque temps après, seule, et rebouche alors l'entrée de sa galerie avec un soin tout particulier. Qu'a-t-elle fait avant de ressortir ? Elle a pondu un oeuf près de la chenille paralysée qui servira de garde-manger vivant à la larve...

Ces beaux insectes recherchent les sols légers, chauds et secs pour nidifier. Les rocailles bien exposées et les potées de joubarbes leurs fournissent donc souvent des conditions favorables.

2. Les mousses

On considère souvent les bryophytes (mousses et hépatiques) comme des hôtes néfastes dans les rocailles et les potées en les accusant d'étouffer les Joubarbes. Il n'en est rien.

S. arachnoideum §tomentosum

Cette touffe est lovée dans un épais manteau de bryophytes, comme toutes celles de cette station de basse altitude.

[in situ / Glénic env. 300 m, 98A02]

Dans la nature, il est très fréquent de constater que les Joubarbes croissent dans d'épais tapis de mousses, particulièrement à basse altitude. En culture, le seul problème lié aux mousses est qu'elles se comportent en éponges et conservent beaucoup d'humidité en hiver sous les climats humides et il est donc, dans ce cas, utile de les réduire en automne.

Par contre, il ne faut pas confondre les mousses avec la "fausse mousse" c.à.d. la sagine qui elle étouffe vite les Joubarbes en les recouvrant.

 

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